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Technologie6 min de lecture

RGPD appliqué aux dossiers de partage : minimisation, base légale et conservation

Quoi traiter, pendant combien de temps et sur quelle base légale lors de la gestion des données personnelles des parties et des biens inventoriés.

par Equipo Lex Partis

Un dossier de partage est, par nature, dense en données personnelles : identification des parties, relations familiales, photographies de biens dans des domiciles privés, évaluations économiques et, parfois, données sensibles sur la santé ou les convictions lorsqu'un bien a cette nature (livres, dispositifs médicaux, objets de culte). Le RGPD oblige à traiter tout cela dans un cadre clair.

Base légale du traitement

La base légale habituelle n'est pas le consentement (qui serait révocable et mal adapté à une procédure contentieuse), mais le respect d'une obligation légale ou l'intérêt légitime du responsable, lié à la fonction juridique exercée. Dans les procédures judiciaires s'applique aussi l'exécution d'une mission d'intérêt public.

Minimisation : seulement ce qui est nécessaire

La minimisation est le principe opérationnel le plus utile. Chaque donnée du dossier doit pouvoir se justifier par la question « est-ce strictement nécessaire au partage ? ». Si un champ n'apporte ni valeur probante ni valeur de gestion, il ne doit pas être collecté. Cela vaut aussi pour les photographies : on cadre le bien, pas l'environnement domestique.

Rôles : responsable et sous-traitant

Le cabinet professionnel ou l'organe judiciaire qui dirige le partage est le responsable du traitement. La plateforme technologique qui héberge les données agit comme sous-traitant et doit signer la convention de sous-traitance (article 28) qui régit les instructions, les sous-sous-traitants, les mesures de sécurité et la restitution ou la suppression des données à la fin de la prestation.

Conservation et suppression

  • Conservation pendant la procédure et les délais de recours ou d'exécution prévus par la loi applicable.
  • Blocage et archive historique pour des finalités probantes résiduelles (généralement liées aux règles de prescription civile).
  • Suppression effective à l'issue de la durée de conservation, avec enregistrement de l'opération de suppression.

Vous voulez appliquer cela dans votre prochaine procédure ?

Lex Partis structure l'inventaire, les préférences, le tirage et l'attribution avec la traçabilité qu'attendent les professionnels du droit.